En résumé :
L’autopalpation mensuelle permet de détecter tout changement inhabituel entre deux consultations médicales. Les bons gestes s’apprennent auprès de votre médecin ou sage-femme.
Un rendez-vous gynécologique annuel est recommandé dès 25 ans. Il est particulièrement important en cas de facteurs de risque : antécédents personnels ou familiaux, contraception hormonale, traitement hormonal de la ménopause.
En France, toutes les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à réaliser une mammographie de dépistage tous les deux ans. Celle-ci est prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Pourtant, seulement une femme sur deux y participe.
En cas de prédisposition génétique avérée (BRCA1 ou BRCA2), une mastectomie prophylactique peut être envisagée avec son équipe médicale.
Le cancer du sein est l’un des rares cancers pour lesquels des gestes concrets, accessibles à toutes, permettent de changer radicalement le pronostic : détecter tôt, c’est multiplier ses chances de guérison.
Voici 3 gestes concrets.
1. L’autopalpation : apprendre à connaître ses seins
L’autopalpation consiste à examiner soi-même ses seins régulièrement, pour détecter tout changement : une boule, une modification de la forme ou de la peau, un écoulement du mamelon, une asymétrie nouvelle.
Ce geste ne remplace pas le dépistage médical, mais il permet d’être attentive à son corps entre deux consultations. L’idéal est de le pratiquer une fois par mois, quelques jours après les règles quand les seins sont moins sensibles ; après la ménopause, on choisit un jour fixe chaque mois.
Les bons gestes s’apprennent : n’hésitez pas à demander à votre médecin ou à votre sage-femme de vous les montrer lors d’une consultation.
Vidéo : comment pratiquer l’autopalpation.
2. La consultation gynécologique annuelle
Un rendez-vous annuel chez votre gynécologue ou votre médecin traitant permet un examen clinique des seins, une mise à jour des antécédents familiaux et personnels, et une orientation vers des examens complémentaires si nécessaire.
Ce suivi régulier est particulièrement important si vous présentez des facteurs de risque : antécédents personnels ou familiaux, contraception hormonale, traitement hormonal de la ménopause.
3. La mammographie de dépistage organisé
En France, toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées tous les deux ans à réaliser une mammographie dans le cadre du programme national de dépistage organisé. Cet examen est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie, sans avance de frais.
La mammographie permet de détecter des tumeurs de petite taille, souvent avant même l’apparition de tout symptôme. C’est à ce stade précoce que les chances de guérison sont les plus élevées.
Pourtant, en France, seulement une femme concernée sur deux participe à ce programme. C’est trop peu.
Si vous avez entre 50 et 74 ans et que vous n’avez pas encore reçu votre invitation, rapprochez-vous de votre médecin traitant ou de la structure de gestion du dépistage de votre département.
4. En cas de prédisposition génétique avérée
Lorsqu’une mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2 est identifiée, une mastectomie prophylactique peut être envisagée. Elle réduit significativement le risque sans l’éliminer totalement ; un risque résiduel d’environ 5 % persiste. C’est une décision importante, qui se prend avec son équipe médicale, en tenant compte de l’histoire familiale et des souhaits de la patiente.
Sources : Institut National du Cancer / Santé Publique France / Ameli.fr
La semaine prochaine : cancer du sein et soins de support, le rôle de l’ostéopathie dans le parcours oncologique.